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06 février 2026 - 12:33:46

René du Cinéma 2026: On vous croit en tête des nominations

Avec 11 nominations, On vous croit, premier long métrage de Charlotte Devillers et Arnaud Dufeys est en bonne place pour cette 15e édition de la grande fête du cinéma belge francophone, et désormais également des séries! La soirée du 7 mars prochain mettra en lumière la diversité des précieux et nombreux talents de notre paysage audiovisuel, et en particulier les équipes d’On vous croit donc, mais aussi de Kika d’Alexe Poukine (8 nominations), Jeunes Mères de Jean-Pierre et Luc Dardenne (7 nominations), L’Intérêt d’Adam de Laura Wandel et Maldoror de Fabrice Du Welz (6 nominations chacun).
Cette 15e édition accueille trois nouveautés de taille: un nouveau nom, bienvenue les René du Cinéma, deux prix remis par les membres de l’Académie André Delvaux à des acteur·ices de série, ainsi que trois prix remis par les spectateur·ices: le Meilleur film du public Auvio, le prix de la Meilleure série - Loterie Nationale, ainsi que Coup de coeur du public - Think Possible Award de Proximus Pickx. Mais cette 15e édition surtout mettra une fois de plus en avant l’incroyable diversité et créativité des talents du cinéma et de la télévision belges.

En tête des nominations, on retrouve donc On vous croit. Déjà nominé l’année dernière dans la catégorie Meilleur court métrage de fiction avec Un invincible été, le jeune cinéaste belge Arnaud Dufeys transforme l’essai avec ce premier long métrage de fiction co-écrit et co-réalisé avec Charlotte Devillers, présenté en première mondiale à la Berlinale 2025. Fort de sa forme resserrée à tous les égards et des performances d’une rare intensité de ses interprètes, Myriem Akheddiou en tête (qui concourt pour le prix de la Meilleure actrice), On vous croit est en lice pour les prix du Meilleur film, de la Meilleure réalisation, du Meilleur scénario, et du Meilleur premier film. Le film rassemble 11 nominations au total, sur les 14 possibles, et vaut à Pépin Struye (Meilleure image) et Nicolas Bier (Meilleur montage), leurs premières nominations, ainsi qu’à Makintosh Films, représentée par Arnaud Ponthière et Arnaud Dufeys cités, pour la première fois, dans la catégorie Meilleur film.



Une autre premier long métrage tire son épingle du jeu, puisque Kika récolte pas moins de 8 nominations sur les 10 possibles, un quasi carton plein là aussi. Alexe Poukine est néanmoins loin d’être une néophyte de la Cérémonie, puisqu’elle a déjà été nominée à deux reprises dans la catégorie Meilleur documentaire pour Sans frapper en 2020 et Sauve qui peut en 2025. Elle aussi concourt pour les prix du Meilleur film, de la Meilleure réalisation, du Meilleur scénario, et du Meilleur premier film. Portrait entre rires et larmes d’une jeune mère qui accueille simultanément une nouvelle vie et une nouvelle mort, Kika nous entraine dans son univers virevoltant grâce notamment à l’image de Colin Levêque, à la rencontre des personnages toujours bienveillants bien que parfois singuliers qu’elle croise sur son chemin (interprétés notamment par Anaël Snoek ou Thomas Coumans en lice pour le prix du Meilleur acteur et de la Meilleure actrice dans un second rôle).



Face à ces deux premiers longs, on retrouvera Jean-Pierre et Luc Dardenne, que l’on ne présente plus, en lice dans les catégories Meilleur film et Meilleur scénario pour Jeunes Mères, leur dixième film sélectionné en Compétition officielle au Festival de Cannes - et leur neuvième récompense (le Prix du Scénario). Dans Jeunes mères, ils suivent cinq (très) jeunes femmes tout juste mères ou sur le point de le devenir, posant leur regard toujours précis et passionné sur ces spontanéités à l’oeuvre, et leurs jeunes interprètes - que l’on retrouve d’ailleurs pour certain·es dans la catégorie Meilleur espoir. Pour ce faire, ils sont une fois de plus accompagnés par une équipe chevronnée, les Films du Fleuve et Delphine Tomson à la production, Marie-Hélène Dozo (dont c’est la sixième nomination) au montage, et la comédienne Christelle Cornil, nominée pour le René de la Meilleure actrice dans un second rôle, qu’elle a déjà remporté lors de la toute première Cérémonie pour Illégal. Le film totalise 7 nominations.



Un autre cinéaste belge d’envergure sera de la partie cette année. Avec Maldoror, fresque âpre et tendue sise dans la Belgique des années 90, Fabrice Du Welz affronte l’un des plus grands traumas du pays, et livre sa vision de l’affaire du Dutroux - et de l’empire du Mal. Il cumule 6 nominations, et est en lice pour le Meilleur film, et pour la troisième fois pour la Meilleure réalisation (après les nominations pour Alleluia et Adoration). Il voit également nominés ses fidèles collaborateurs Emmanuel de Meulemeester pour les Meilleurs décors et Vincent Cahay pour la Meilleure musique (trophée déjà remporté d’ailleurs en 2022 pour Adoration), ainsi que son équipe son, et pour le René du Meilleur acteur dans un second rôle, David Murgia, très présent au théâtre, et dont on salue en passant le retour furtif mais fracassant au cinéma.



Dernière oeuvre du quintette à briguer le René du Meilleur film 2026, L’Intérêt d’Adam, 6 nominations lui aussi, est le deuxième long métrage de Laura Wandel, qui revient donc à la Cérémonie avec le beau succès d’Un monde en 2022 (7 prix dont ceux du Meilleur premier film et de la Meilleure réalisation). Présenté en ouverture de la Semaine de la Critique de Cannes en mai dernier, le film suit le temps de quelques heures sous haute tension une infirmière, un jeune patient et sa mère pris sous les feux croisés de la pression institutionnelle, du manque de moyens et de la paranoïa ambiante. Laura Wandel concourra également pour les prix de la Meilleure réalisation et du Meilleur scénario, tandis que son Adam, Jules Delsart, est nominé pour le prix du Meilleur espoir. Sont également retenus pour l’image Frédéric Noirhomme (déjà nominé pour Un monde notamment) et Nicolas Rumpl pour le montage (déjà récompensé lui aussi pour Un monde en 2022, et Rien à foutre en 2023).



On retiendra également les 3 nominations obtenues par Aimer perdre de Harpo et Lenny Guit, et en particulier leurs irrésistibles jeunes interprètes, Maria Cavalier-Bazan et Maxi Delmelle, en lice pour le René du Meilleur Espoir, et les 3 nominations reçues par Vitrival de Noëlle Bastin et Baptiste Bogaert, en lice pour le Meilleur premier film, et dont la spontanéité de l’interprétation est là aussi saluée, via les nominations de Pierre Bastin (Meilleur acteur) et François Bastin (Meilleur acteur dans un second rôle). Un dernier long métrage tire son épingle du jeu, le Reflet dans un diamant mort de l’inclassable duo formé par Hélène Cattet et Bruno Forzani, qui vaut à Yannick Renier une nomination dans la catégorie Meilleur acteur, et souligne une fois de plus l’excellence de leur direction artistique avec quatre nominations dans les catégories Meilleure image (où l’on retrouve l’incontournable Manu Dacosse, qui avait déjà remporté la statuette pour les deux précédents films des cinéastes), Meilleur son, Meilleurs costumes et Meilleurs décors.

Les films, ce sont évidemment toute une panoplie de talents derrière la caméra, des auteur·ices aux ingénieur·es du son, mais aussi des visages qui captent la lumière et font jaillir les émotions. Huit d’entre eux en particulier se disputeront cette années les prix de la Meilleure actrice et du Meilleur acteur. Outre Yannick Renier, Pierre Bastin et Myriem Akheddiou, déjà cités, on retrouvera une fois encore Lubna Azabal, recordwoman des prix et des nominations, qui brillait cette année dans un rôle sombre au générique de Rabia de Mareike Engelhardt, qui pourrait remporter son sixième trophée - et cinquième prix de la Meilleure actrice! Arieh Worthalter pourrait lui aussi marquer définitivement de son empreinte la Cérémonie. S’il gagnait le 7 mars prochain, il serait le premier à remporter (pour Les Braises) le trophée du Meilleur acteur trois années d’affilée, et accessoirement sa sixième statuette. Déjà titulaire d’un impressionnant nombre de nominations eu égard à son jeune âge, Mara Taquin est citée pour son rôle dans Au bord du monde de Sophie Muselle et Guérin van de Vorst qu’elle porte de bout en bout sur ses épaules, tandis que Jean-Benoît Ugeux (talent versatile lauréat du prix du Meilleur acteur dans un second rôle pour Le Fidèle et de celui du Meilleur court métrage documentaire pour Arbres) défendra Krump de Cédric Bourgeois. Enfin, Bérangère McNeese, déjà primée comme réalisatrice pour son court métrage Matriochkas, fait ses gammes entre drame et comédie dans Demain si tout va bien d’Ivan Goldschmidt, qui lui vaut sa première nomination dans la catégorie Meilleure actrice.

Pour terminer, impossible de passer à côté des deux nouvelles catégories soumises au vote des membres de l’Académie André Delvaux, invités à récompenser les comédiens et comédiennes s’étant distingués ces dernières années dans des séries. On retrouvera donc, deux fois en lice cette année, la toujours excellente Myriem Akheddiou, nominée pour Pandore, dont elle partage l’affiche avec Anne Coesens et Yoann Blanc, eux aussi nominés, ainsi qu’une partie du riche casting de la saison 3 d’Ennemi Public (Pauline Etienne, Angelo Bison et le regretté Philippe Jeusette). Déjà habitué de la Cérémonie après ses nominations dans la catégorie Meilleur espoir ces deux dernières années pour Le Paradis et Amal, Amine Hamidou brille une fois de plus dans Quiproquo, tandis que Laura Sépul faisait des étincelles dans Attraction, et que Michelangelo Marchese électrisait Arcanes.

La totalité des nominations est à retrouver sur le site.


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